
"You can't touch me you're not man enough, I'll eat your asshole alive, you bitch ! Hoe, anyone here can't fuck with this, this is the ultimate man. Fuck you, you hoe! Come and say that to my face, I'll fuck you ass in front of everybody ! You bitch, Come on you bitch, You scared coward ! You're not man enough, you're not man enough to fuck with me, you can't last 2 minutes in my world bitch ! Look at you, you're scared now you hoe ! You scared like a little white pussy. Scared of the real man, I'll fuck you till you love me faggot ! " Mike Tyson
Tout d'un coup, j'ai cru comprendre la boxe. Les corps à corps désordonnés sont un ballet où chaque mouvement tient bout-à-bout dans son rapport à un ensemble. C'est un rituel, une codification de la puissance et du courage des hommes, l'invention d'un monde d'hyper-violence dans lequel poser un genoux à terre revient à se soumettre. Pour Tyson, le ring est le lieu qui dit au mieux sa place sur terre, cet enfer qu'il a conquis et qui lui ouvre le paradis. Et butté il avance, comme La Motta avant lui, seul il avance contre la peur et la mort. Il prouve son être tout entier contre ceux qu'il a fallu combattre pour qu'ils le reconnaissent. Tyson est ce corps qu'il a rendu glorieux, à force de l'inventer et d'affronter ces coups. Dans sa fureur à arracher du mouvement à l'inerte, à s'imposer dans le monde pour imposer son monde, c'est notre conscience à tous qu'il tord et qu'il mesure à l'aune de sa puissance. Il est un corps tout entier. Il est tous les corps, il est seul contre tous. Il est souverain.